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« Des problèmes financiers compliqués mais passagers » : Chastagner en redressement judiciaire... |
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Spécialisée dans l’automobile, le mobilier de luxe et l’aéronautique, l’entreprise Chastagner est placée en redressement judiciaire. © Archives Le Maine Libre
Le groupe Chastagner, qui emploie 150 personnes sur deux sites, La Ferté-Bernard et Le Mans, a été placé en redressement judiciaire fin janvier 2024.
Installée à La Ferté-Bernard depuis 1978, l’entreprise Chastagner a été placée en redressement judiciaire, le mardi 30 janvier. Nous avons décidé d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire car nous faisons face à des problèmes financiers, compliqués mais passagers
, affirme Christophe Camaret, président du groupe qui emploie à ce jour 150 salariés. Une situation qui n’est pas nouvelle : en 2014, le groupe avait déjà fait l’objet d’un suivi par le tribunal de commerce du Mans.
L’ensemble des activités maintenues
À l’origine spécialisée dans la mécanique automobile, l’entreprise s’est au fil des années diversifiée et tournée vers le mobilier de luxe, l’aéronautique et le secteur de la Défense. L’idée : s’ouvrir à de nouveaux marchés pour rester compétitif et séduire de nouveaux clients. Une logique que la procédure de redressement judiciaire ne devrait pas remettre en cause : Il n’y aura pas de restructuration ou de diversification. Nous allons maintenir nos savoir-faire et poursuivre les mêmes activités que celles que nous menions en 2023
, assure Christophe Camaret.
Plus qu’une mesure judiciaire, pour le président-directeur général ce redressement est un outil qui devrait nous permettre de retrouver une sérénité financière
. Comment, concrètement ? Il est trop tôt pour le dire. En effet, lorsqu’une mesure de redressement judiciaire est prononcée, une période d’observation d’une durée pouvant aller de 6 à 12 mois débute. L’objectif : faire un diagnostic de l’entreprise et préparer un plan de continuité. Pendant cette période, l’activité de l’entreprise se poursuit. Au terme de ce délai d’observation, le plan de continuité est présenté au tribunal de commerce qui peut décider de le mettre en place, s’il existe des possibilités sérieuses de redressement de l’entreprise
. Dans le cas contraire, une liquidation judiciaire est prononcée.
« Retrouver une situation financière saine »
Pour l’heure, le groupe Chastagner poursuit donc son activité. Nous avons été transparents et à l’écoute de nos équipes. Les savoir-faire de chacun ne sont pas remis en cause, et nous allons utiliser ce redressement judiciaire pour se préparer un avenir serein et retrouver une situation financière saine
, indique Christophe Camaret.
Pour rappel, le groupe Chastagner emploie 150 salariés répartis sur deux sites : l’un à La Ferté-Bernard, l’autre au Mans. Si, pour l’heure, la direction assure que les problèmes auxquels l’entreprise est confrontée sont financiers et non économiques
, le précédent redressement judiciaire avait conduit à des suppressions de postes, à La Ferté-Bernard et au Mans. Une période sur laquelle Christophe Camaret ne préfère pas revenir.
Résolument tourné vers l’avenir, le président-directeur général garde donc espoir de retrouver un équilibre financier, et souligne l’aspect passager
des difficultés rencontrées.