|
« Des découvertes à offrir » : ce village du Nord-Sarthe cherche encore des traces de son histoire... |
3
Christian Roulleau garde précieusement les trésors de l’église. © Ouest-France
Dans le cadre de notre série « En balade », Ouest-France vous emmène à Ardenay-sur-Mérize, petite commune de 500 habitants dans le nord de la Sarthe. Ce village, bien que marqué par la mort de 300 soldats lors de la guerre franco-prusienne en 1970, ne connaît pas encore totalement toute son histoire. Un de ses habitants, Christian Roulleau, en a fait une mission aujourd’hui.
L’histoire locale, c’est son hobby, les anecdotes historiques, sa marotte. Il est vrai qu’il a de qui tenir puisque son grand-père était historien et homme de lettres. Christian Roulleau, 70 ans, n’en finit pas de chercher et de découvrir depuis une vingtaine d’années les trésors qui ont fait l’histoire la commune d’Ardenay, dans le nord de la Sarthe.

La plaque de l’ancienne juridiction de la ville a été conservée. Ouest-France
« Pour résumer le bourg, il y a deux dates qui ressortent. D’abord 1782, avec l’implantation de Jean Baptiste Henri Michel Leprince, célèbre famille de négociants en cire et bougie au château, qui aura construit, développé et doté le village de ses principales structures grâce à sa fortune. » La seconde date ? « La guerre de 1870 avec plus 300 morts et beaucoup de dégâts furent à déplorer lors de batailles sanglantes sur notre territoire. »
De 50 à 500 habitants : un village métamorphosé
En déambulant dans ce petit bourg, il n’y a que des vestiges de ces époques. Sur la devanture d’une maison privée, une plaque a servi à indiquer la maison de justice d’antan. On peut aussi retrouver, au cimetière, deux tombes de soldats Allemands de la guerre franco-prussienne. « C’est la mairie qui entretient toujours ces deux sépultures », indique Christian Roulleau. « Dans l’église, il y a aussi toute une suite de plaques commémoratives à cette guerre. Nous les gardons très précieusement car c’est très rare. »
Lire aussi : CARTE. Les plus belles balades à découvrir en Sarthe
L’église abrite également deux magnifiques statues finement ciselées par le célèbre sculpteur Sarthois Étienne Doudieu.

Une des deux statues d’Étienne Doudieu. Ouest-France
Plein de petites curiosités cachés dans le bourg rappelleront que ce village de 50 « feux » (ou foyers) moitié tisserand moitié paysan à l’origine, s’est métamorphosé en une commune de plus de 500 habitants aujourd’hui. Le tout en gardant son âme. « Nous avons encore bien des découvertes à offrir comme ce village naturiste, qui s’était installé dans les années 1960 et aujourd’hui disparu. » De plus, il y a « notre croix qui célèbre 1870 ou encore cette phrase sur l’horloge de notre église installée par un ancien maire de l’époque vers 1900, qui, avec beaucoup d’humour, a indiqué : T outes les heures nous blessent, la dernière nous tue. »