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« Daredevil » et Wilson Fisk renaissent de leurs traumatismes, dès ce mercredi sur Disney +... |
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Daredevil/Matt Murdock (Charlie Cox) dans « Daredevil Born Again », sur Disney +. © Giovanni Rufino/© 2024 MARVEL
Sept ans après la fin de la saison 3 de la série diffusée à l’époque sur Netflix, le super-héros aveugle Matt Murdock/Daredevil revient faire régner la justice dans « Daredevil : Born Again »… sur Disney +. Une renaissance toujours aussi sombre et brutale mais beaucoup plus bavarde.
On prend les mêmes et on recommence. Ou presque. En 2015, Netflix diffusait une série coup de poing, l’adaptation d’un célèbre comics mettant en scène un avocat aveugle et très croyant qui se transforme en combattant masqué la nuit. Par sa brutalité et ses scènes d’action impressionnantes, le Daredevil de Drew Goddard a marqué les esprits pendant trois saisons. Depuis, Disney + a récupéré les droits de sa franchise Marvel et s’est offert l’occasion de relancer la série. Sept ans après ce que l’on croyait être la fin de Daredevil, l’histoire reprend donc là où nous l’avions laissée.
Changement de plateforme oblige, aucun résumé des saisons précédentes ni flash-back ne vient égrainer le récit. Un petit revisionnage s’impose donc pour ne pas être complètement largué face à l’intrigue de ce Daredevil : Born Again. Si, en coulisses, les équipes de production ont changé, le casting face caméra est de retour à l’identique. Charlie Cox se glisse toujours sous les traits de Matt Murdock/Daredevil et son rival reste le glacial Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio). Un ancien chef mafieux, violent et sans pitié, qui brigue le poste de maire de New York. Un moyen pour lui de faire légalement la chasse aux justiciers et de contrôler la police.
« Le cœur et les muscles »
Difficile d’en dire plus sur l’intrigue de cette saison sans dévoiler quelques surprises. « Matt a subi un traumatisme, résume sobrement Charlie Cox. Ce qui l’a poussé à devoir retrouver et repenser son identité, de façon plus profonde que ce que nous avons vu jusque-là . » L’interprète de son antagoniste, confronté de son côté à de profonds problèmes de couple, - seuls instants où une lueur d’humanité touche son personnage -, abonde : « Matt et Wilson sont deux hommes brisés, ils sont comme deux vampires forcés de vivre en plein jour. »
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Que les fans de la première heure se rassurent, l’essence de la série reste la même. Le décor aussi, puisque New York est un personnage à part entière, mis en lumière par de fausses séquences documentaires dans lesquelles des habitants s’expriment sur leur rapport à la ville. Le Daredevil de Dario Scardapane (The Punisher) joue aussi habilement avec les parts d’ombre de ses intrigues et personnages. « C’est une série qui mélange le cœur et les muscles. On a voulu rester sombre et effrayant, à la hauteur des premières saisons », explique l’intéressé.
La mise en scène est au rendez-vous, le scénario soigné, l’atmosphère enfumée de Hell’s Kitchen parfaitement reconstituée. Les acteurs livrent le meilleur de leur jeu et, lorsque l’action éclate, elle est toute aussi impressionnante que dans les saisons passées. Mais il y a ce petit quelque chose d’imparfait et de brutal qui existait dans la précédente mouture que l’on ne retrouve malheureusement pas tout à fait dans cette version thérapeutique, bien plus bavarde.
Neuf épisodes, sur Disney +.