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« Créer des ponts entre les îles » : cap sur les îles du Québec au Festival du film de Groix... |
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"Les Grandes personnes" déambulent à Groix lors du Fifig 2024. © Archives Ouest-France
Les îles du Québec sont mises en valeur cette année pour la 24e édition du Festival International du film insulaire de Groix (Morbihan), qui aura lieu du 20 au 24 août 2025.
Pour sa 24e édition, le Festival International du film insulaire de Groix (Fifig) met à l’honneur les îles du Québec. Chaque année, le Fifig choisit de valoriser une région insulaire. « Collectivement, ça nous intéressait beaucoup. Il y a des liens entre la Bretagne et le Québec, notamment à travers l’histoire acadienne. Ça permet aussi d’aborder la colonisation », explique Jeanne Hardy, l’une des deux programmatrices du festival, présente à l’année.
Pour nourrir la programmation du festival, Jeanne Hardy et sa collègue, Laodice Kolk, sont parties en repérage durant un mois. « Parties de Montréal, on est passées par Québec, puis on a poursuivi jusqu’aux îles. »
Un périple ponctué de rencontres, car « en amont, on avait envoyé des mails et passé des appels. Sur place, les rendez-vous se sont enchaînés. Aux îles de la Madeleine, c’est une petite communauté, tout le monde se connaît. C’est un grand vivier d’artistes, alors les connexions se sont faites rapidement ».
L’érosion, une thématique centrale
Parmi les éléments qui font le lien entre les îles québécoises et bretonnes, il y a l’érosion. « On a été frappées par l’ampleur du phénomène sur une île dans le Golfe du Saint-Laurent, très isolée, raconte Jeanne Hardy. Ça fait écho à ce qui se passe dans les îles du Ponant ou à Groix, dans une moindre mesure. »
Cette thématique sera d’ailleurs abordée samedi 23 août 2025, lors d’une projection débat.
« On avait envie de leur rendre ça »
En dehors de la programmation cinématographique, l’équipe du Fifig a tenu à faire venir les artistes québécois. « C’est assez fou de se dire que les gens qu’on a rencontrés aux îles de la Madeleine arrivent à Groix, commente Jeanne. C’est magique de les accueillir à notre tour. »
La programmatrice insiste sur l’importance de l’échange : « Quand on est allées là -bas, les gens ont été très généreux. Ils nous ont partagé leur histoire, leur rapport à l’insularité. On avait envie de leur rendre ça. »
Elle ajoute : « Le plus important pour nous, c’est de créer des ponts entre les îles. »
Coïncidence cette année, le Festival Interceltique de Lorient (Morbihan) célébrait les « cousins d’Amérique » et le Chant de marin à Paimpol (Côtes-d’Armor) accueillait des artistes québécois. « Le thème a été choisi en interne. C’est un joyeux hasard ! »