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« C’est une chance » : Trois sœurs et une laïque s’occupent désormais de la paroisse Allonnes-Arnage... |
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Au premier plan, sÅ“ur Bénédicte, sÅ“ur Helan et sÅ“ur Irène. Derrière, Marie Jauffret. Ces quatre femmes assurent depuis la rentrée la charge pastorale de la paroisse Allonnes-Arnage. © Ouest-France
C’est une nouveauté de la rentrée. Après le départ en retraite du curé de la paroisse d’Allonnes-Arnage, le diocèse a décidé de confier l’organisation des baptêmes, des mariages ou encore du catéchisme à trois religieuses et une laïque. Une organisation pas banale en Sarthe.
« On a été longtemps habituées à un curé, une église », dresse Marie Jauffret. Les temps ont cependant changé. Après le départ en retraite à l’âge de 75 ans de père Michel Dubois, le diocèse a décidé d’opter pour une configuration peu ordinaire pour la paroisse Allonnes-Arnage (Sarthe), « une nouvelle manière de faire l’Église aujourd’hui ». Qui alloue plus de place aux femmes et aux laïcs.
Une communauté originaire de la Sarthe
Depuis la rentrée de septembre 2025, trois sœurs ont posé leur valise derrière l’église d’Allonnes, dans les bâtiments paroissiaux où une troisième chambre et un oratoire ont été créés. Elles sont toutes membres de la congrégation franciscaine Servantes de Marie, dont la fondatrice était originaire de la Sarthe. Communauté qui compte 450 sœurs à travers cinq pays du monde. Deux d’entre elles sont originaires de Madagascar, sœur Bénédicte et sœur Irène. La dernière, sœur Helan, est née en Inde, « du sud », précise-t-elle dans un sourire.
Installées depuis quelques années en France, elles ne connaissaient pas la Sarthe avant d’y emménager. Et « tâtonnent encore » dans leurs nouvelles missions, confie sœur Bénédicte.
Pour les aider, elles peuvent compter sur Marie Jauffret. « Nous allons porter la charge pastorale, lance cette laïque investie dans le catéchisme auprès des jeunes depuis plusieurs années. L’Église accompagne les personnes de la naissance jusqu’à la mort. Nous allons aider à préparer les baptêmes, les confirmations, les mariages… » Côté, fidèles, (presque) rien de nouveau : « Ils sont habitués à ce que le curé s’en occupe ».
« Continuer à se marier, se baptiser »
À Allonnes et Arnage, les paroissiens pourront également compter sur un prêtre-ouvrier, « il rend service quand il ne travaille pas comme aide-soignant », et un prêtre modérateur résidant dans le sud du Mans qui officiera les messes et les sacrements. « On vient en complément de nos frères prêtres, assure Marie Jauffret. C’est une chance. Les gens vont pouvoir continuer à se marier, à se baptiser, et l’église va continuer à vivre. »
D’autant plus important qu’elles l’assurent, « il y a de plus en plus de monde à l’église, de plus en plus de monde à demander des sacrements. Même s’ils avaient des interrogations, les fidèles ont été surpris et heureux de cette organisation qui n’existe par ailleurs en Sarthe, qu’à Changé ».
Reste maintenant aux sœurs de trouver leurs marques, « notre vie va être ordonnée et nous inviterons les paroissiens à nous retrouver pour les temps de prière », glisse sœur Bénédicte.