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« Black Mirror » sur Netflix : une saison 7 qui retourne aux basiques... |
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"Black Mirror", saison 7. © Netflix
La série d’anticipation britannique revient ce jeudi 10 avril sur Netflix pour une septième saison. Dans six nouveaux épisodes, entre intelligence artificielle, Cloud et jeux vidéo.
Amateurs de la dystopie grinçante de Black Mirror , vous ne serez pas déçus. Depuis sa première saison en 2011, la série d’anthologie (où chaque épisode est indépendant) britannique brosse au vitriol le portrait d’une société à la relation ambiguë avec la technologie. Après presque deux ans d’attente, la saison 7 arrive sur Netflix dès ce jeudi 10 avril. Ces six nouvelles histoires signent un retour aux basiques, a près une saison 6 plus inégale, moins ancrée dans la satire high-tech .
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Intelligence artificielle et jeux vidéo (trop) immersifs
Dans le délicieusement sadique Des Gens Ordinaires qui ouvre la saison, un couple dont la femme gravement malade peut rester en vie grâce à un système intégré dans son cerveau. Évidemment, ce qui apparaît comme une solution miracle va tourner au vinaigre. L’intelligence artificielle est aussi dépeinte dans Hotel Reverie et Eulogie (peut-être l’épisode qui souffre d’un rythme un peu plus longuet), auxquels se mêle un registre plus émotionnel et mélancolique, jouant entre les différentes époques. Bête noire, petit ovni de la saison, alterne entre horreur et drôlerie sur des retrouvailles étranges entre deux anciennes camarades d’école.
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Et si la série ne fait que très rarement des liens entre les épisodes et les saisons, on retrouve ici deux exceptions. De simples jouets se déroule dans le même univers que celui du très immersif épisode interactif dans le monde du jeu vidéo Bandersnatch (sorti en 2018). Et l’épisode final est la suite directe de l’excellent USS Callister (saison 4), qui prend la forme d’un véritable film de science-fiction de près d’une heure et demie entre jeu vidéo futuriste et monde réel.
Toujours fidèle à son humour noir et son écriture incisive, le créateur de la série Charlie Brooker parvient à se renouveler, créer la surprise, et questionner notre propre moralité. On peut déplorer les dérives technologiques dans notre vrai monde, mais si on regarde le bon côté des choses… Black Mirror n’est pas près de s’arrêter.
Six épisodes, sur Netflix.