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« A-t-on besoin de ça et de ne voir que ça partout ? » : les anti-entrepôts mobilisés à Écommoy... |
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Une bonne centaine de personnes ont défilé contre la dizaine de projets d’entrepôts à l’étude en Sarthe, notamment celui envisagé dans la zone du Cruchet à Écommoy. © Le Maine Libre
Dimanche 28 avril 2024, des associations et riverains ont protesté contre des projets d’entrepôts à l’étude en Sarthe, par exemple à Écommoy. Ils les jugent inutiles, voire nuisibles.
Invités par l’association Orée de Bercé Belinois environnement (ODBBE), une centaine de militants ont marché dans la campagne dimanche 28 avril à Écommoy.
Roseline Levrard, membre de l’ODBBE, rappelle le contexte : « Les nuisances qu’un tel entrepôt de 25 300 m², 250 mètres de long sur 100 de large, générera n’impacteront pas que le Belinois. Chaque fois on bétonne, avec la loi ZAN
(zéro artificialisation nette, NDLR) qui pointe, il y a une recrudescence de projets : douze en tout, à Cherré-Au, Champagné, La Bazoge, Louailles, La Milesse, Montabon, Trangé… dont celui de la zone du Cruchet à Écommoy où rien ne sera produit ». Et de poursuivre : « Est-ce qu’il y aura de l’activité dans tous ces bâtiments-là  ? On a beaucoup discuté avec les gens, qui sont inquiets. Doit-on encore favoriser une société de surconsommation ? A-t-on besoin de ça et de ne voir que ça partout ?Â
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Une « pollution lumineuse et visuelle » selon le propriétaire d’un château
Damien Deville, géographe, martèle : « Il faut changer de logiciel, sortir de cette dynamique de compétitivité qui nous tue. Protégeons notre terre, la vie humaine ; ça n’empêche pas d’entreprendre mais dans de petites structures
 ». Jean-Marie Bardoux, propriétaire du château de Fontenailles, classé, est inquiet : « L’arrière du bâtiment, l’équivalent d’un petit immeuble, va surplomber le château, il sera à 200 mètres de la façade et visible même de nuit, il y aura donc une pollution lumineuse et visuelle. C’est désolant car c’est un lieu de promenade
 ». Selon les opposants, l’entrepôt s’il sortait de terre générerait un trafic de 100 camions par jour, dont 200 passages, plus les navettes.
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L’ODBBE demande à être entendue par la présidente de la communauté de communes Nathalie Dupont.