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Sarthe. Ecoles : les seuils d'ouverture et de fermeture de classe supprimés... |
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Patricia Galeazzi est la nouvelle directrice d'académie de la Sarthe.
Dans une interview accordée au Maine Libre, la directrice d'académie Patricia Galeazzi revient sur les gros dossiers qu'elle pilote depuis sa nomination en Sarthe le 1er octobre dernier. Et explique les nouveaux critères pris en compte pour la carte scolaire.
« Le Maine Libre » : Le ministère a accordé une enveloppe de zéro poste à l’académie de Nantes. En Sarthe, outre la baisse démographique il va falloir dédoubler une vingtaine de CE1 en réseau d’éducation prioritaire. On s’attend forcément à de nombreux retraits de postes…
Patricia Galeazzi : « Cela reste à affiner mais le chiffre de vingt CE1 dédoublés me semble un peu élevé. Le nombre de postes pour le département sera connu lors du prochain comité technique académique. Sur le terrain, les inspecteurs de l’Éducation nationale consultent les directeurs des écoles et les maires pour recueillir des informations. Pour la rentrée, la baisse des effectifs est estimée, dans les écoles publiques, à 847 élèves. Nous allons travailler au cas par cas. »
Il va falloir faire des choix qui ne seront pas forcément compris…
« Une carte scolaire ne se fait pas au hasard. Il y a des règles, des critères à suivre. Je vais distribuer tous les moyens dont je dispose en réfléchissant à la qualité de l’enseignement et à l’équité pour tous les élèves. Nous acceptons les audiences au cours desquelles on écoute, on explique. Parfois, nous revenons sur des décisions mais uniquement lorsque cela se justifie. Et quand c’est le cas, je regarde les écoles qui sont dans la même situation pour être équitable. Mais en aucun cas la pression et les banderoles ne feront changer la carte scolaire. »
Confirmez-vous l’information qui circule annonçant la suppression des seuils d’ouverture et de fermeture de classe ?
« Oui et cela va être le grand changement relatif à la carte scolaire cette année. Alors qu’aujourd’hui l’indicateur pris en compte est le nombre d’élèves par école, notre point de repère va désormais être la moyenne par classe des élèves dans une école. Cet indicateur sera beaucoup moins sensible que le précédent puisqu’un élève ne pourra pas déclencher une mesure d’ouverture ou de fermeture de classe. Mais cela ne sera pas notre unique critère. Nous tiendrons également compte des critères sociaux et de territoire. »
L’éclatement des seuils ne risque-t-il pas de conduire à la mise en concurrence des territoires ?
« Absolument pas. Nous apportons une attention particulière à la ruralité. Des mesures de protection ont déjà été prises par mon prédécesseur et nous allons poursuivre dans cette voie. »
Retrouvez l'intégralité de l'interview dans "Le Maine Libre" de ce lundi 14 janvier. Un journal à lire en version numérique en cliquant ici.